Journée Internationale de la Fille - JIFI 2025

Métiers non traditionnels et métiers verts : les filles en première ligne du changement

Chaque année, la Journée Internationale de la Fille nous invite à porter un regard sur les réalités que vivent les filles dans le monde. En 2025, le thème choisi est « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne des crises ». Il invite à prendre conscience des défis auxquels les filles sont confrontées et de leur potentiel à être des actrices de changement pour la société.

Ces dernières rencontrent de nombreux obstacles pour accéder à la formation professionnelle et encore plus pour s’y maintenir. La pauvreté, les mariages précoces, les grossesses non désirées, les violences basées sur le genre en milieu de formation sont autant de difficultés qui entravent leur accès et le maintien dans les centres de formation. Chaque fille fait face à ces défis dès son adolescence, notamment quand elle décide de s’inscrire dans un métier non traditionnel ou métier vert.

Les métiers non traditionnels : un levier d’autonomisation des filles et des femmes

Sur le plan sociétal, une fille qui choisit de se former dans un métier non traditionnel ne se conforme pas aux rôles que la société assigne à la gent féminine. Elle affirme de ce fait son identité personnelle et assume avec fierté son statut de fille malgré les défis sociaux qu’elle doit relever. Cette dernière est sujette au rejet des filles dans ces domaines d’activité, ce qui renforce leur marginalisation.

Néanmoins, de plus en plus de filles s’inscrivent dans ces filières longtemps réservées aux garçons pour accéder à des métiers mieux rémunérés en vue de garantir leur autonomie financière. Grâce au projet 3M, plus de 104 apprenantes sont inscrites dans les filières dites réservées aux garçons et elles embrassent leur passion malgré les regards désapprobateurs. Elles constituent des actrices du changement dans leur communauté.

Par ailleurs, la formation dans les métiers non traditionnels offre aux filles la possibilité de faire carrière dans les secteurs d’avenir et de contribuer à la lutte contre les crises climatiques. Dans ces filières, elles sont capables de :

  • proposer des solutions adaptées aux réalités de leur territoire,
  • sensibiliser leur entourage aux pratiques écologiques et
  • créer des micro-entreprises ou des coopératives autour de la valorisation des ressources naturelles.

En soutenant l’accès des filles à ces formations, le projet 3M leur donne ainsi les moyens d’agir pour garantir leur autonomisation.

La résilience des actrices du changement

Il faut reconnaître que chaque fille formée dans un métier non traditionnel ou vert est une actrice du changement au niveau local. Elle agit en effet sur les normes, les représentations et les pratiques traditionnelles. Ce changement se manifeste à travers les prises de parole pour revendiquer son droit à la formation, dénoncer les discriminations et inspirer d’autres filles. Il est visible également lorsque les filles refusent le mariage précoce, mais acceptent de poursuivre leurs études et de créer leur entreprise.

Pour que ce changement soit durable, il est nécessaire de :

  • renforcer l’accès et le maintien des filles dans les centres de formation, en levant les barrières économiques et sociales.
  • valoriser les parcours des femmes dans les MNT et métiers verts, en créant des modèles visibles et inspirants.
  • impliquer les garçons, les familles et les communautés, pour déconstruire les stéréotypes et créer un environnement favorable et soutenir les filles dans leur insertion professionnelle, en facilitant l’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat.

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